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Les dysfonctions sexuelles chez l’homme
Le terme général qui était utilisé autrefois pour décrire la plupart des troubles sexuels masculins était celui « d’impuissance ». Ce terme est aujourd’hui encore utilisé mais limité à la dysfonction érectile.
Masters et Johnson (1970) parlent de 4 types de dysfonctions sexuelles masculines :
- l’impuissance primaire ou secondaire
- l’absence d’éjaculation
- l’éjaculation précoce, maintenant appelée prématurée
- la dyspareunie
Prévalence
Au niveau étiologique, les causes de dysfonctions sexuelles se répartissent en :
- 6% organiques
- 23% multifactorielles
- 63% psychologiques
• Ejaculation prématurée ou précoce
Lorsque l’homme ne peut pas contrôler durablement son excitation car son éjaculation survient involontairement (difficulté à déterminer le point de non-retour).
L’éjaculation se passe en deux temps :
• Le premier temps, ou phase pré expulsive, correspond à la mise en tension du sperme dans les voies génitales postérieures. Cette phase est perceptible par l’homme, contrôlable et réversible.
• Le deuxième temps est la phase expulsive, elle correspond à l’expulsion du sperme. Cette phase est incontrôlable et irréversible, car il s’agit d’un réflexe. On ne peut pas agir sur un réflexe qui s’est déclenché !
Les principales causes sont essentiellement d’origines psycho-comportementale :
• Soit d’une mauvaise habitude de masturbation, durant l’adolescence, ayant pour seul but d’évacuer très rapidement une tension sexuelle, sans faire durer ni apprécier le plaisir qui précède le réflexe éjaculatoire.
• Soit d’une très forte tension émotionnelle incontrôlable lors des rapports sexuels.
• Soit du stress, du fait de la peur de l’échec ou de la peur de ne pas être performant.
• Soit de l’impossibilité de contrôler le déroulement de la réaction sexuelle.
• Soit enfin, du fait d’un conflit relationnel avec la partenaire. L’éjaculation précoce, ou éjaculation prématurée, sera l’expression de l’agressivité du partenaire masculin vis-à-vis de sa partenaire.
Dés qu’une éjaculation précoce se reproduit à plusieurs reprises de manière consécutive, la peur de l’échec et le stress seront, à eux seuls, responsables d’une éjaculation précoce ou prématurée répétitive et durable.
L’évolution peut conduire à une impuissance psychologique, du seul fait des échecs répétés.
Les causes organiques d’une éjaculation précoce ou prématurée sont très rares : au cours d’une infection urinaire, une éjaculation prématurée passagère est fréquente.
Les hommes qui présentent un phimosis (impossibilité de découvrir le gland).
Les traitements :
Il peut être constitué d’exercices s’appuyant sur les thérapies individuelles ou en couple et des exercices sur la respiration et la relaxation (qui ont pour finalité de traiter le stress, l’angoisse de l’échec, et le fort contexte émotionnel, lors des rapports sexuels) associé à des exercices sur les muscles du périnée, en particulier le muscle pubo-coccygien (PC), la méthode du stop and go...
• L’éjaculation retardée ou différée et anéjaculation
C’est l’absence d’expulsion de sperme hors des voies génitales, chez un homme qui a une excitation sexuelle normale. L’anéjaculation peut être totale, c’est-à-dire aussi bien par masturbation que lors d’un rapport sexuel. Elle peut être partielle, c’est-à-dire uniquement lors d’un rapport sexuel, alors que l’éjaculation se produit normalement par masturbation (l’inverse étant beaucoup plus rare).
Les principales causes organiques sont les suivantes : chirurgie de la prostate ou des voies urinaires, malformations des voies urinaires et enfin certains médicaments (en particulier les neuroleptiques).
Les causes psychologiques sont le plus souvent liées à un problème qui remonte à l’enfance, ou à un problème relationnel avec la partenaire, à des peurs inconscientes de « castration » et les anxiétés relatives à la performance, les « fantasmes de dévoration du pénis par le vagin »., le sur-contrôle de l’éjaculation.
Pour la partenaire féminine, cette anéjaculation est mal vécue, car elle se croit incapable de faire jouir son partenaire. Cette incapacité est généralement culpabilisante pour la partenaire, qui se demande si ce n’est le manque d’attirance pour elle qui est responsable de cette absence d’éjaculation !
Les traitements :
Une anéjaculation de cause organique doit être traitée par un médecin. Une thérapie comportementale et cognitive sera cependant un complément très utile au traitement médical, afin de retrouver plus rapidement une éjaculation satisfaisante. En effet l’homme anéjaculateur, même guéri médicalement, aura de la difficulté pour retrouver une attitude comportementale pouvant faciliter son éjaculation.
Une anéjaculation d’origine psychologique, peut parfois nécessiter une psychothérapie afin de résoudre un conflit personnel ou inter personnel.
• La maladie de La Peyronnie
Peu fréquente, la maladie de la La Peyronnie est parfois douloureuse et souvent source d’inquiétude. Responsable d’une déformation de la verge, cette maladie porte le nom de celui qui l’a décrite la première fois en 1743. Monsieur François Gigot de La Peyronnie, premier chirurgien du roi Louis XV.
Les causes organiques : une plaque fibreuse apparaît sur l’enveloppe qui entoure les corps caverneux permettant l’érection. Handicapés par cet intrus, les tissus perdent alors une partie de leur élasticité. La verge ne pouvant se détendre suffisamment, l’érection prend alors une étrange tournure.
Les symptômes : en général, la maladie survient vers la cinquantaine. Deux tiers des hommes atteints ont entre 40 et 60 ans. Avant même la présence de la (ou des) plaque(s), l’érection peut être douloureuse. Une fois les plaques apparues, la douleur disparaît le plus souvent. Pour d’autres hommes, il n’existe pas de phase douloureuse, mais la verge se coude peu à peu. Par palpation, il est possible de sentir les plaques dures lorsque la verge n’est pas en érection. Le plus souvent, les plaques se trouvent sur le dos de la verge qui se coude alors vers le haut.
Les conséquences : pour certains hommes, l’angle peu important ne perturbe pas la vie sexuelle, pour d’autres en revanche, la courbure est telle que les rapports sont difficiles voire impossibles. Même si la plupart du temps, la maladie de La Peyronnie ne perturbe pas la rigidité de l’érection, elle est source d’un stress qui peut entraîner des troubles sexuels. Parfois ressentie comme une gêne, une honte, une anormalité, voire une monstruosité, comme une perte de virilité… La courbure peut avoir d’importantes répercussions psychologiques.
Les traitements :
Si les traitements proposés sont nombreux (vitamine E, tamoxifène, aminobenzoate de potassium, vérapamil, colchicine, procarbazine…), on ne leur connaît pas à ce jour une réelle efficacité.
Si la maladie est très gênante, une intervention chirurgicale est possible. Avant l’opération, l’urologue vous préviendra des conséquences de l’intervention, notamment de la diminution de la longueur de la verge en érection d’environ 2 centimètres.
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